La Thaïlande s’est imposée comme la destination balnéaire privilégiée des voyageurs européens en quête de plages paradisiaques et d’eaux cristallines. Pourtant, l’afflux touristique croissant transforme progressivement certains sites emblématiques en zones saturées, où l’authenticité cède le pas aux infrastructures standardisées. Cette situation encourage de nombreux voyageurs à explorer d’autres rivages asiatiques, tout aussi spectaculaires mais significativement moins fréquentés. L’Asie du Sud-Est et l’océan Indien regorgent de destinations alternatives offrant un rapport qualité-prix souvent supérieur, des expériences culturelles enrichissantes et des écosystèmes marins préservés. Du littoral vietnamien aux archipels philippins, en passant par les îles indonésiennes et le littoral sri-lankais, les options se multiplient pour ceux qui recherchent une expérience balnéaire tropicale différenciée.
Les philippines : archipel de 7641 îles entre palawan et siargao
L’archipel philippin constitue une alternative particulièrement séduisante pour les amateurs de plages tropicales. Avec ses 7641 îles dispersées dans l’océan Pacifique occidental, ce territoire offre une diversité de paysages côtiers rarement égalée dans la région. La géographie fragmentée du pays garantit l’existence de zones encore peu touchées par le tourisme de masse, où l’authenticité des communautés locales demeure intacte. Les Philippines se distinguent également par leur accessibilité financière, avec des coûts d’hébergement et de restauration généralement inférieurs de 20 à 30% à ceux pratiqués en Thaïlande pour des prestations comparables.
Plages de sable blanc d’el nido et lagons karstiques de coron
La province de Palawan représente l’un des joyaux du tourisme balnéaire philippin. El Nido attire les voyageurs par ses formations karstiques spectaculaires émergeant d’eaux turquoise translucides. Les excursions en bateau traditionnel permettent d’explorer les lagons cachés de Bacuit Bay, où le snorkeling révèle une biodiversité marine exceptionnelle. Les plages de Nacpan et Marimegmeg offrent des étendues de sable fin bordées de cocotiers, loin de l’agitation urbaine. À quelques heures de navigation, Coron séduit par ses lacs salés aux eaux émeraude, notamment le lac Kayangan, régulièrement classé parmi les plus photogéniques d’Asie. Les épaves japonaises de la Seconde Guerre mondiale immergées dans la baie constituent des sites de plongée prisés des explorateurs sous-marins.
Spots de surf de cloud 9 à siargao et vie nocturne de boracay
Siargao s’est imposée comme la capitale philippine du surf, attirant une communauté internationale de pratiquants sur le célèbre spot de Cloud 9. Cette vague droite offre des conditions optimales de septembre à novembre, période durant laquelle les houles du Pacifique produisent des tubes parfaits. L’île conserve une atmosphère décontractée et authentique, avec des hébergements modestes nichés dans la végétation tropicale. À l’opposé du spectre, Boracay propose une expérience balnéaire plus animée, avec sa plage principale White Beach bordée de restaurants, bars et établissements nocturnes. Après une période de fermeture environnementale en 2018, l’île a limité sa capacité d’accueil et renforcé ses normes
environnementales. Aujourd’hui, le nombre de visiteurs quotidiens est contrôlé, les constructions illégales ont été démolies et les activités nautiques motorisées mieux régulées, ce qui en fait une option plus durable pour ceux qui recherchent à la fois animation et plage de carte postale.
Récifs coralliens de moalboal et sanctuaires marins de bohol
Sur l’île de Cebu, Moalboal est devenue une référence pour les amateurs de plongée et de snorkeling. La côte est bordée d’un récif frangeant accessible directement depuis la plage, où l’on peut observer des tortues marines et la célèbre « sardine run », un banc compact de millions de sardines évoluant au plus près du rivage. Ce spectacle naturel, visible toute l’année, constitue une alternative spectaculaire aux spots surfréquentés de la mer d’Andaman.
Plus au sud, Bohol séduit par ses sanctuaires marins protégés, en particulier autour de l’île de Balicasag, classée zone de conservation. Les clubs de plongée locaux limitent le nombre de visiteurs par jour pour réduire l’impact sur le corail et la faune. Entre jardins de coraux durs, gorgones imposantes et tombants vertigineux, les sites conviennent aussi bien aux débutants qu’aux plongeurs expérimentés. Sur l’île principale, les Chocolate Hills et les tarsiers complètent un séjour balnéaire par une dimension naturaliste et culturelle.
Accessibilité aérienne via manille et cebu avec hébergement insulaire
L’accès aux principales îles balnéaires des Philippines s’effectue principalement via les hubs de Manille et Cebu, bien desservis depuis l’Europe avec une ou deux escales. Des compagnies domestiques comme Cebu Pacific, Philippine Airlines ou AirAsia Philippines assurent ensuite de fréquentes liaisons vers El Nido, Coron, Siargao ou Bohol. Pour optimiser un itinéraire plage, il est souvent judicieux d’atterrir à Manille et de repartir de Cebu, ou inversement, afin d’éviter de revenir sur ses pas.
Côté hébergement, l’offre va du bungalow simple les pieds dans le sable aux resorts de luxe sur île privée, souvent à des tarifs plus compétitifs qu’en Thaïlande. On trouve de nombreuses petites structures familiales, particulièrement adaptées aux voyageurs en quête d’authenticité et de contact local. Il convient toutefois de réserver en haute saison sèche (de décembre à avril) et de vérifier les conditions météorologiques pendant la mousson, certains transferts maritimes pouvant être suspendus. Un dernier conseil : prévoir des marges entre vos vols intérieurs et internationaux, les retards étant fréquents.
Le vietnam : littoral de 3260 km entre baie d’halong et delta du mékong
Avec ses 3260 km de côtes, le Vietnam constitue une alternative crédible pour un séjour balnéaire en Asie, en particulier pour ceux qui souhaitent combiner plages et découvertes culturelles. De la légendaire baie d’Halong au nord jusqu’aux mangroves du delta du Mékong au sud, le pays offre une mosaïque de paysages côtiers : dunes, baies abritées, îles tropicales et longues plages de sable doré. Les infrastructures touristiques se sont nettement améliorées ces dix dernières années, tout en restant plus intimistes que dans certaines stations thaïlandaises.
Le coût de la vie, inférieur d’environ 15 à 25 % à celui de la Thaïlande selon les études régionales, en fait une option attractive pour les voyageurs recherchant un bon rapport qualité-prix. Le littoral vietnamien permet aussi de diversifier les expériences : séjour balnéaire couplé à un city-break à Hô Chi Minh-Ville, croisière dans une baie karstique, escapade dans des villages de pêcheurs ou découverte d’anciennes cités marchandes classées à l’UNESCO.
Stations balnéaires de nha trang et plages de mui ne avec sports nautiques
Nha Trang est l’une des stations balnéaires historiques du Vietnam, réputée pour sa grande baie en arc de cercle, ses plages urbaines et ses nombreuses îles proches du rivage. Les voyageurs y trouvent une large palette d’activités : plongée sous-marine, sorties en bateau pour explorer les îlots, sports nautiques motorisés et parcs aquatiques. La ville dispose d’une hôtellerie très développée, allant des grandes enseignes internationales aux boutiques-hôtels contemporains, ce qui en fait un choix pratique pour un premier séjour balnéaire au Vietnam.
À quelques heures de route, Mui Ne propose un cadre plus original avec ses dunes de sable orangé et blanc qui plongent vers la mer de Chine méridionale. Ce littoral venté est particulièrement apprécié des amateurs de kitesurf et de windsurf, qui y trouvent des conditions régulières de novembre à mars. Les plages sont bordées de petits resorts et de guesthouses, souvent plus calmes que les grands complexes de Nha Trang. Entre deux sessions de glisse, vous pourrez explorer les villages de pêcheurs et leurs alignements de barques rondes typiques, ou vous aventurer dans le canyon rouge de Suoi Tien.
Île de phu quoc : plages de sao beach et parc national protégé
Située au large de la côte sud-ouest, Phu Quoc est souvent présentée comme la « perle du Vietnam ». Longtemps méconnue, elle s’est imposée ces dernières années comme une alternative balnéaire crédible aux grandes îles thaïlandaises. Son littoral offre un équilibre intéressant entre plages aménagées, criques encore sauvages et zones protégées par le parc national couvrant plus de la moitié de l’île. Sao Beach et Long Beach comptent parmi les plages les plus appréciées, avec leur sable clair et leurs eaux calmes propices à la baignade.
Phu Quoc séduit également grâce à son régime d’exemption de visa spécifique pour de nombreux voyageurs internationaux arrivant directement sur l’île, ce qui simplifie les séjours balnéaires de courte durée. L’hébergement s’y décline du petit hôtel familial au resort haut de gamme avec villas privées et piscines à débordement. Pour préserver l’écosystème insulaire, il est conseillé de privilégier les établissements engagés dans des démarches environnementales (gestion de l’eau, réduction des plastiques, partenariats avec des ONG locales). Les excursions vers les îlots du sud, avec snorkeling sur les récifs coralliens, complètent agréablement un séjour de farniente.
Vieille ville de hoi an et plages d’an bang en patrimoine UNESCO
Pour ceux qui souhaitent associer baignade et immersion culturelle, Hoi An constitue un choix de premier ordre. Sa vieille ville, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO, conserve un remarquable ensemble de maisons de marchands, de temples et de pagodes, témoignant de son passé de port international. À seulement quelques kilomètres, les plages d’An Bang et Cua Dai offrent un littoral sableux bordé de cocotiers, où l’on peut alterner détente et pratique de sports nautiques doux, comme le paddle ou le kayak.
La région jouit d’un climat relativement doux de février à août, même si la saison des typhons peut affecter la côte à l’automne. Hoi An se distingue également par son offre culinaire, souvent considérée comme l’une des plus riches du pays, et par la profusion de petits hôtels de charme et homestays. En logeant en ville et en rejoignant la plage en vélo ou en scooter, vous profitez à la fois de l’ambiance lanternes et canaux de la vieille cité et d’un séjour balnéaire relaxant, loin des grandes stations surbâties.
Archipel de con dao : sanctuaire de tortues marines et plongée sous-marine
L’archipel de Con Dao, au large de la côte sud-est, reste l’une des destinations balnéaires les plus préservées du Vietnam. Ancien bagne durant la période coloniale, il est aujourd’hui connu pour ses plages quasi désertes, ses eaux limpides et ses forêts denses. Une grande partie de l’archipel est classée parc national, protégeant notamment d’importants sites de nidification de tortues marines. De mai à octobre, il est possible d’observer la ponte et l’éclosion des œufs dans le cadre de programmes encadrés, une expérience rare en Asie du Sud-Est.
Les fonds marins de Con Dao abritent coraux, raies, poissons tropicaux et, avec un peu de chance, dugongs. La plongée sous-marine y est moins développée que dans les grandes destinations indonésiennes, mais la faible fréquentation garantit une sensation de bout du monde. L’accès, principalement en avion depuis Hô Chi Minh-Ville, demande un peu d’organisation et un budget légèrement supérieur à d’autres stations vietnamiennes. En contrepartie, vous profitez d’un séjour balnéaire exclusif, idéal pour ceux qui veulent s’éloigner clairement des sentiers battus de la Thaïlande.
L’indonésie : diversité insulaire de bali à raja ampat
Composé de plus de 17 000 îles, l’archipel indonésien offre un éventail quasi infini d’options pour un séjour balnéaire tropical. Si Bali concentre encore une grande partie de l’attention internationale, d’autres régions comme Lombok, les îles Gili ou Raja Ampat séduisent de plus en plus les voyageurs à la recherche d’alternatives à la Thaïlande. L’Indonésie se distingue par la variété de ses paysages – plages volcaniques, lagons coralliens, falaises, mangroves – mais aussi par sa richesse culturelle, marquée par une mosaïque de peuples et de religions.
La saison sèche, généralement comprise entre mai et octobre dans une grande partie du pays, correspond à la meilleure période pour un séjour balnéaire. Toutefois, la diversité climatique de l’archipel permet souvent de trouver une zone ensoleillée même en dehors de ces mois. Que vous soyez adepte de surf, de plongée sous-marine ou simplement de farniente, vous trouverez des alternatives convaincantes aux grandes stations thaïlandaises, souvent avec une densité touristique moindre.
Stations balnéaires de seminyak et nusa dua avec hébergement luxueux à bali
À Bali, Seminyak et Nusa Dua incarnent deux visages complémentaires du séjour balnéaire. Seminyak s’adresse à une clientèle en quête de restaurants raffinés, de beach clubs branchés et de boutiques de créateurs, le tout le long d’une plage de sable sombre fréquentée par les surfeurs. L’offre d’hébergement y est particulièrement dense, avec de nombreuses villas privées équipées de piscines, idéales pour les familles ou les groupes d’amis. Malgré la fréquentation élevée, il reste possible de trouver des adresses au calme à quelques rues de la plage.
Nusa Dua, située sur la péninsule de Bukit, a été développée comme une enclave balnéaire haut de gamme avec de grands resorts, golfs et plages entretenues. Pour certains voyageurs, l’expérience peut rappeler certaines zones de Phuket, mais avec une touche balinaise : temples de village, cérémonies colorées et omniprésence de l’art local. Pour limiter l’impact de cette concentration touristique, plusieurs établissements mettent en avant des initiatives de tourisme durable, comme le traitement des eaux usées ou le soutien à des projets communautaires. Vous recherchez un séjour balnéaire très confortable, avec un haut niveau de services ? Nusa Dua constitue alors une alternative solide aux grands complexes thaïlandais.
Îles gili : trawangan, meno et air pour snorkeling et plongée
Au large de Lombok, les îles Gili (Trawangan, Meno et Air) offrent une atmosphère insulaire sans voitures ni motos, où les déplacements se font à pied, à vélo ou en calèche. Gili Trawangan est la plus animée, avec une vie nocturne développée, tandis que Gili Meno et Gili Air offrent un cadre plus paisible. Le principal attrait de l’archipel réside dans ses récifs coralliens facilement accessibles, qui en font un terrain de jeu idéal pour le snorkeling et la plongée sous-marine. Les tortues y sont particulièrement nombreuses, donnant parfois l’impression de nager dans un véritable sanctuaire marin.
Les îles Gili sont devenues une alternative populaire aux îlots de la mer d’Andaman, comme Koh Phi Phi, tout en conservant une échelle plus réduite et une ambiance plus décontractée. La pression touristique se fait néanmoins sentir, notamment en haute saison, ce qui a conduit à des campagnes de replantation corallienne et de sensibilisation à la protection des fonds marins. Pour limiter votre impact, privilégiez les sorties en petits groupes, évitez de toucher le corail et choisissez des crèmes solaires respectueuses de l’océan.
Lombok : plages désertes de kuta et ascension du mont rinjani
Souvent présentée comme « Bali d’il y a 20 ans », Lombok séduit par ses plages encore peu urbanisées et son rythme de vie plus tranquille. Autour de Kuta Lombok, le littoral alterne criques isolées, falaises herbues et longues plages de sable clair, avec pour toile de fond des collines arrondies. Les spots de surf, comme Gerupuk ou Selong Belanak, constituent une alternative intéressante aux plages surpeuplées de Bali, en particulier pour les surfeurs débutants ou intermédiaires.
L’intérieur de l’île est dominé par le mont Rinjani, deuxième plus haut volcan d’Indonésie, dont l’ascension sur plusieurs jours combine trek d’altitude et immersion dans une nature spectaculaire. Associer quelques jours de randonnée à un séjour balnéaire permet de vivre une expérience plus complète, loin du simple farniente. Lombok reste globalement moins fréquentée que la Thaïlande, mais les infrastructures (routes, hôpitaux, transports) sont également plus limitées, ce qui implique d’anticiper davantage et de voyager bien assuré.
Biodiversité marine de raja ampat et écosystèmes coralliens exceptionnels
Pour les passionnés de plongée, Raja Ampat, en Papouasie occidentale, représente l’un des summums mondiaux. Cette région abrite l’une des plus fortes biodiversités marines de la planète, avec plus de 500 espèces de coraux et près de 1500 espèces de poissons recensées. Les paysages de surface, composés d’îlots calcaires émergeant d’eaux turquoise, rappellent certaines zones de la baie d’Halong, mais dans un cadre bien plus sauvage. Un séjour balnéaire à Raja Ampat demande toutefois un budget conséquent et une bonne préparation logistique, l’accès étant plus complexe que pour les classiques îles thaïlandaises.
Les hébergements se déclinent principalement en homestays gérés par les communautés locales et en quelques écolodges de petite capacité. Cette échelle réduite participe à la préservation des écosystèmes coralliens, tout en générant des revenus pour les villages papous. Les plongeurs y croisent requins tapis, raies manta, bancs de carangues et, avec un peu de chance, des requins-baleines. Si vous recherchez une alternative vraiment hors du commun à la Thaïlande, axée sur la plongée de très haut niveau, Raja Ampat mérite clairement une place sur votre liste.
La malaisie : côtes contrastées entre péninsule et bornéo
La Malaisie, partagée entre péninsule continentale et partie nord de l’île de Bornéo, offre deux grands visages pour un séjour balnéaire. Sur la péninsule, la côte ouest (Langkawi, Penang) bénéficie d’une météo plus clémente en hiver, tandis que la côte est (Perhentian, Redang, Tioman) brille pendant l’été boréal avec des eaux particulièrement limpides. À Bornéo, l’État de Sabah séduit les plongeurs avec certains des plus beaux sites au monde, tout en offrant un accès à la forêt tropicale et à la faune emblématique (orangs-outans, proboscis, etc.).
La Malaisie se positionne comme une alternative intéressante à la Thaïlande pour les voyageurs recherchant un cadre plus discret, une bonne qualité d’infrastructures et une population majoritairement anglophone, ce qui facilite les échanges. Les prix restent globalement compétitifs, surtout hors très haute saison scolaire locale. La diversité culturelle – malaise, chinoise, indienne et indigène – se retrouve dans la gastronomie, véritable atout pour un séjour balnéaire gourmand.
Archipel de langkawi : plages de pantai cenang et géoparc UNESCO
Situé au large de la côte nord-ouest, l’archipel de Langkawi regroupe 99 îles, dont la principale est une destination balnéaire majeure. Pantai Cenang concentre l’essentiel des hôtels, restaurants et activités, avec une longue plage de sable blanc propice aux couchers de soleil spectaculaires. Les amateurs de nature apprécieront toutefois de s’éloigner de cette zone pour explorer les mangroves, les formations karstiques et les forêts primaires, protégées dans le cadre du géoparc mondial UNESCO de Langkawi.
Les infrastructures de Langkawi, modernes et bien entretenues, en font une alternative confortable à certaines îles thaïlandaises voisines, en particulier pour les familles. L’île bénéficie aussi d’un statut de zone franche, intéressant pour le shopping détaxé. Pour un séjour balnéaire plus calme, privilégiez la côte nord ou certaines petites îles satellites accessibles en bateau. Les excursions en kayak dans la mangrove ou les sorties en bateau à la rencontre des aigles marins complètent agréablement les journées de plage.
Îles perhentian : kecil et besar pour plongée en apnée tropicale
Au large de la côte est, les îles Perhentian (Kecil la petite et Besar la grande) sont réputées pour la clarté de leurs eaux et la qualité de leurs récifs, facilement accessibles depuis la plage. Ici, le snorkeling se pratique souvent à quelques mètres du rivage, ce qui en fait une destination idéale pour les familles et les débutants. Les plages sont bordées de sable blanc, de cocotiers et de petites structures d’hébergement, avec une ambiance beaucoup plus décontractée que dans les grandes stations thaïlandaises.
De mars à octobre, la visibilité sous l’eau peut dépasser 20 mètres, permettant d’observer tortues, requins de récif inoffensifs, poissons-perroquets et coraux multicolores. En revanche, la mousson de novembre à février entraîne la fermeture de la plupart des hébergements. Si vous cherchez une alternative simple, nature et relativement abordable à des îles comme Koh Tao ou Koh Phi Phi, les Perhentian représentent un excellent choix. Veillez simplement à réserver en avance pour la haute saison, les capacités d’accueil étant limitées.
Sabah à bornéo : îles sipadan et mabul pour macro-photographie sous-marine
Dans l’État de Sabah, à Bornéo, la région de Semporna est mondialement connue des plongeurs pour la mythique île de Sipadan. Ce pinacle corallien émergeant d’abîmes sous-marins abrite une densité impressionnante de vie : bancs de barracudas, tortues par dizaines, requins de récif et nuages de poissons de récifs. Pour préserver ce joyau, les autorités malaisiennes ont instauré un quota strict de plongeurs par jour et interdit tout hébergement sur l’île même. Les visiteurs séjournent donc sur les îles avoisinantes, comme Mabul ou Kapalai, ou sur la côte continentale.
Mabul est particulièrement appréciée des amateurs de macro-photographie sous-marine, qui y observent nudibranches, poissons-grenouilles et autres créatures « bizarres » évoluant sur des fonds sableux ou autour des structures artificielles. Cette combinaison entre « big fish » à Sipadan et macro à Mabul fait de Sabah une alternative de très haut niveau aux spots thaïlandais comme les Similan ou Richelieu Rock. En surface, quelques plages de sable blanc et eaux turquoise permettent aussi de profiter d’un vrai séjour balnéaire, même pour les non-plongeurs accompagnants.
Le sri lanka : littoral de l’océan indien entre mirissa et trincomalee
Souvent associé aux plantations de thé et aux sites bouddhiques, le Sri Lanka reste encore sous-estimé comme destination balnéaire. Pourtant, son littoral, long d’environ 1300 km, offre de nombreuses plages de sable doré, des baies abritées et des villages de pêcheurs au charme indéniable. L’île présente l’avantage d’avoir deux façades balnéaires principales – sud-ouest et est – qui se complètent en fonction des saisons, permettant presque toute l’année de trouver des conditions favorables.
Par rapport à la Thaïlande, le Sri Lanka propose une expérience plus intimiste, avec des plages généralement moins bondées et une densité hôtelière plus faible, hormis dans quelques stations historiques. Le coût de la vie y est également attractif, même si les fluctuations économiques récentes imposent de vérifier régulièrement les prix et la situation locale. Un séjour balnéaire sri-lankais se combine facilement avec la visite des sites culturels du « Triangle culturel », des parcs nationaux (léopards, éléphants) ou des régions de montagne.
Observation des baleines bleues à mirissa et plages de unawatuna
Sur la côte sud, Mirissa est devenue l’un des meilleurs points d’observation des baleines bleues au monde, avec une saison principale de décembre à avril. Des excursions en mer, encadrées par des opérateurs locaux, permettent d’apercevoir ces géants des océans ainsi que des dauphins et parfois des cachalots. Pour limiter votre impact, privilégiez les compagnies respectant les distances d’approche recommandées et les codes de conduite établis par les biologistes marins.
À courte distance de là, Unawatuna offre une plage en arc de cercle bordée de cocotiers et de petites guesthouses, idéale pour quelques jours de détente. La baie est relativement abritée, ce qui en fait un bon spot pour la baignade et le snorkeling. Si vous cherchez une alternative calme et accessible aux grandes stations de la mer d’Andaman, ce duo Mirissa–Unawatuna permet de combiner observation de la faune marine et séjour balnéaire convivial.
Côte est de arugam bay : destination surf et baies préservées de nilaveli
Sur la côte est, Arugam Bay s’est imposée comme le spot de surf emblématique du Sri Lanka, particulièrement entre mai et septembre. Sa vague principale, une longue droite qui déroule sur un reef sableux, attire surfeurs confirmés et débutants du monde entier. Le village conserve une atmosphère bohème, avec des hébergements simples, des cafés et des écoles de surf, formant une alternative intéressante aux spots très fréquentés de Phuket ou de Koh Lanta.
Plus au nord, la région de Trincomalee et les plages de Nilaveli ou Uppuveli offrent des baies largement préservées, avec des étendues de sable presque désertes en semaine. Les excursions en bateau vers l’île de Pigeon permettent d’accéder à des fonds marins clairs, appréciés pour le snorkeling. Cette côte est encore en pleine reconversion après les années de conflit, ce qui implique une offre touristique plus limitée mais aussi un sentiment d’authenticité marqué.
Fort de galle colonial et plages de bentota en riviera tropicale
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le fort de Galle témoigne du passé colonial portugais, hollandais puis britannique de l’île. Ses remparts, ses ruelles pavées et ses maisons restaurées en font un point de chute séduisant pour quelques jours, à associer avec les plages proches. À une heure environ vers le nord, Bentota et Beruwala constituent depuis longtemps les stations balnéaires de référence de la côte sud-ouest, avec une large offre de resorts en bord de mer.
Cette « riviera tropicale » séduit particulièrement les voyageurs qui recherchent un séjour balnéaire confortable, dans des établissements bien équipés, tout en ayant la possibilité de faire des excursions culturelles ou naturalistes dans l’arrière-pays (balades en bateau dans les mangroves, visites de jardins d’épices, temples bouddhiques). Par rapport aux grandes stations thaïlandaises, l’ambiance y est souvent plus tranquille, même si les plages peuvent être animées le week-end, notamment en haute saison.
Le cambodge : littoral émergent du golfe de thaïlande
Le Cambodge est surtout connu pour les temples d’Angkor, mais son littoral sur le golfe de Thaïlande commence à attirer les voyageurs en quête d’alternatives plus confidentielles à la côte andamanaise. Les infrastructures balnéaires restent moins développées que chez le voisin thaïlandais, ce qui se traduit par des plages souvent plus calmes, mais aussi par des services parfois plus simples. Pour beaucoup, c’est précisément ce côté brut qui fait le charme d’un séjour balnéaire au Cambodge.
Le climat, avec une saison sèche de novembre à avril, se prête à des séjours hivernaux combinant Siem Reap, Phnom Penh et quelques jours de détente au bord de la mer. Les coûts restent globalement inférieurs à ceux de la Thaïlande, en particulier pour l’hébergement et la restauration. Si vous acceptez un certain niveau de rusticité, le littoral cambodgien peut offrir un excellent compromis entre budget, authenticité et beauté des paysages.
Sihanoukville : plages d’otres et développement touristique balnéaire
Sihanoukville a longtemps été la principale porte d’entrée balnéaire du Cambodge, avec ses plages urbaines et ses quartiers de guesthouses. Ces dernières années, la ville a connu un développement rapide, marqué par la construction de nombreux casinos et complexes, transformant profondément son visage. Pour un séjour balnéaire, les voyageurs privilégient désormais les plages plus éloignées du centre, comme Otres (notamment Otres 2), qui conservent encore une ambiance plus détendue.
Otres Beach se caractérise par une longue bande de sable doré, bordée de bars de plage et de petites structures d’hébergement. Le niveau de confort reste variable, mais les prix demeurent attractifs, surtout en basse saison. Pour certains, Sihanoukville sert surtout de point de transit vers les îles au large, plus propices à un véritable séjour balnéaire. Si vous recherchez une alternative vraiment paisible à la Thaïlande, mieux vaut donc envisager Sihanoukville comme hub plutôt que comme destination finale.
Îles de koh rong et koh rong samloem avec bioluminescence marine
Au large de Sihanoukville, les îles de Koh Rong et Koh Rong Samloem offrent des plages de sable blanc et des eaux turquoise qui n’ont rien à envier à leurs cousines thaïlandaises. Koh Rong, la plus grande, combine zones animées (autour de Koh Touch) et plages plus isolées accessibles en bateau longtail. Koh Rong Samloem, plus petite et plus calme, attire particulièrement les voyageurs en quête de quiétude et de bungalows en bois les pieds dans le sable.
L’un des attraits les plus singuliers de ces îles est la présence de plancton bioluminescent, observable lors de sorties nocturnes en bateau ou même depuis la plage, lorsque la mer est suffisamment sombre. Nager au milieu de ces particules lumineuses crée une expérience quasi irréelle, comparable à un ciel étoilé inversé. Les infrastructures restent modestes, avec une production électrique parfois limitée et un accès internet aléatoire : un atout pour ceux qui souhaitent vraiment déconnecter le temps d’un séjour balnéaire tropical.
Kep et kampot : stations balnéaires coloniales et parcs nationaux côtiers
Plus au sud-est, à proximité de la frontière vietnamienne, Kep et Kampot incarnent un Cambodge balnéaire plus discret et nostalgique. Kep, ancienne station balnéaire de l’élite coloniale française, conserve quelques villas en ruine et une promenade en bord de mer. La plage principale est modeste, mais l’ambiance paisible, le marché aux crabes et la proximité du parc national de Kep en font une étape agréable pour ceux qui privilégient l’atmosphère à la pure carte postale.
Kampot, située au bord d’une rivière, n’est pas une station balnéaire à proprement parler, mais propose des guesthouses sur pilotis et des activités nautiques douces (kayak, stand-up paddle). La région est surtout célèbre pour son poivre AOP et ses paysages karstiques, que l’on découvre en scooter ou en tuk-tuk. En combinant Kep et Kampot, vous obtenez une alternative balnéaire-culturelle à la Thaïlande, idéale pour les voyageurs qui souhaitent intégrer un volet gastronomique et rural à leur séjour en bord de mer.